Unifor Statement on World Day for Decent Work

October 7, 2020

October 7 is the World Day for Decent Work. Unifor proudly marks this day each year as a chance to reflect on the current struggles affecting our members, and working people internationally. As a trade union, we believe that good jobs, fair wages, and improving the many conditions in which people go to work each day is the way to achieve a better world for everyone.

2020 will forever be remembered as the year of the COVID-19 pandemic. Our lives were quickly and drastically changed by the virus. When nations across the world locked down to contain the spread of the virus, essential workers held our lives together. The same workers who for decades had been overworked and underpaid allowed individuals and families from near and far to get the care, the nourishment and the services they needed.

We believe that 2020 should be remembered as the year of the essential worker. We hope that we will forever understand, as a society, that the best way to recognize, thank and applaud the work of essential workers is to provide them safe and sustainable working conditions, including a living wage.

In Canada, COVID-19 cases are rising again and essential workers are facing the difficult reality of a second wave.

In long-term care homes, workers still exhausted from a chaotic, distressing and traumatizing spring are getting little to no support from governments. Workers in hospitals, retirement homes and those who work in any communal settings, are at risk for further outbreaks because of inadequate testing and tracing, while access to personal protective equipment still remains challenging in many workplaces. To live through a second wave in a health care system that was already under stress, we must continue the fight to secure and expand pandemic pay for all front-line health care workers.

Grocery store workers in Canada work for some of the most profitable companies in the country. Those companies are shameless about the profits they make, and often resist efforts that provide decent working conditions to thousands of workers. In Newfoundland and Labrador, 1,400 grocery store workers that work for Dominion Stores, a division of retail giant Loblaw Companies Limited, are on strike, using their collective strength to demand fair wages, full-time jobs, and job security. A fight shared by members across the retail industry.

The COVID-19 pandemic isn’t over for workers, and neither are the health, social and economic consequences of it. Our members in aviation, hospitality and gaming and other sectors face a long and uncertain recovery.

Unifor believes that the only path towards a fair, inclusive and resilient recovery beyond this pandemic is by prioritizing the interests and well-being of workers. Our Build Back Better program outlines what can be done to put workers at the heart of the much-needed recovery.

If essential workers – and all workers – are to be prioritized, we believe that the basic rights and protections for working people must be preserved and enhanced. This includes:

  • A wage with dignity. If work is essential enough to risk exposure to a deadly virus, it should at least pay a living wage.
  • Workplace safety. Workers should have access to personal protective equipment, the ability to maintain social distancing, and other necessary safety measures.
  • Paid sick leave. Guaranteed paid sick leave is critical to protecting workers and slowing the virus’ spread.
  • Collective bargaining and union representation. Through the crisis and beyond, essential workers should have the standards and protections gained through collective bargaining.
  • Special status during a crisis. Essential workers should have access to additional provisions including: emergency childcare, hazard pay, enhanced occupational safety protections and training, access to testing, and secure transportation.

On World Day for Decent Work, Unifor states that Black Lives Matter in our workplaces and in our union. In our day-to-day work, we strive for racial justice by bargaining gains for Black and Indigenous workers and other workers of colour, and by using our voices and strength to pressure employers and governments to eliminate barriers for racialized communities across the country. We strongly believe that racial justice is economic justice, and that the experience of racialized communities must guide our future fights for decent work and fair wages.

Today, on World Day for Decent Work, we encourage Unifor members and Unifor local unions across Canada to support essential workers by:

Supporting the Fair Pay Forever campaign, to help raise the bar for retail workers and send solidarity to Dominion workers on strike in Newfoundland.

Demanding pandemic pay for all health care workers

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Déclaration d’Unifor à l’occasion de la Journée mondiale pour le travail décent

Le 7 octobre 2020

Le 7 octobre est la Journée mondiale pour le travail décent. Unifor est fier chaque année de saisir l’occasion de cette journée pour réfléchir aux luttes actuelles qui touchent nos membres et les travailleuses et travailleurs au niveau international. En tant que syndicat, nous sommes convaincus que de bons emplois, des salaires équitables et l’amélioration des nombreuses conditions dans lesquelles les gens vont travailler chaque jour sont les moyens de parvenir à un monde meilleur pour tous.

L’année 2020 restera à jamais dans les mémoires comme l’année de la pandémie de la COVID-19. Le virus a rapidement et radicalement changé nos vies. Lorsque les pays du monde entier se sont confinés pour contenir la propagation du virus, les travailleuses et travailleurs essentiels ont permis à nos vies de continuer de fonctionner. Ces mêmes travailleuses et travailleurs qui, pendant des décennies, avaient été surchargés de travail et sous-payés, ont permis aux individus et aux familles, proches ou lointains, de recevoir les soins, la nourriture et les services dont ils avaient besoin.

Nous pensons que l’année 2020 doit être considérée comme l’année des travailleuses et travailleurs essentiels. Nous espérons que nous comprendrons toujours, en tant que société, que la meilleure façon de reconnaître, de remercier et d’applaudir le travail des travailleuses et travailleurs essentiels est de leur offrir des conditions de travail sécuritaires et durables, y compris un salaire vital.

Au Canada, les cas de COVID-19 sont à nouveau en augmentation et les travailleuses et travailleurs essentiels sont confrontés à la difficile réalité d’une deuxième vague.

Dans les maisons de soins de longue durée, les travailleuses et travailleurs encore épuisés par un printemps chaotique, angoissant et traumatisant ne reçoivent que peu ou pas de soutien des gouvernements. Les travailleuses et travailleurs des hôpitaux, des maisons de retraite et ceux qui travaillent dans tout cadre communautaire, sont exposés à de nouvelles éclosions en raison de l’insuffisance des tests et du traçage, tandis que l’accès aux équipements de protection individuelle reste difficile sur de nombreux lieux de travail. Pour traverser une deuxième vague dans un système de soins de santé déjà mis à rude épreuve, nous devons poursuivre la lutte pour garantir et étendre la prime de pandémie à tous les travailleurs et travailleuses de la santé de première ligne.

Au Canada, les travailleuses et travailleurs des épiceries travaillent pour certaines des entreprises les plus rentables du pays. Ces entreprises n’ont pas honte des profits qu’elles réalisent et résistent souvent aux efforts visant à offrir des conditions de travail décentes à des milliers de travailleuses et travailleurs. À Terre-Neuve-et-Labrador, 1 400 travailleuses et travailleurs des épiceries Dominion, une division du géant du commerce de détail Loblaw, sont en grève, utilisant leur force collective pour exiger des salaires équitables, des emplois à temps plein et la sécurité d’emploi. Une lutte partagée par les membres de l’ensemble du secteur de la vente au détail.

La pandémie de la COVID-19 n’est pas terminée pour les travailleuses et travailleurs, pas plus que ses conséquences sanitaires, sociales et économiques. Nos membres des secteurs de l’aviation, de l’hôtellerie et du jeu, entre autres, sont confrontés à une relance longue et incertaine.

Unifor estime que la seule voie vers une relance équitable, inclusive et résiliente au-delà de cette pandémie est de donner la priorité aux intérêts et au bien-être des travailleuses et travailleurs. Notre programme Rebâtir en mieux présente ce qui peut être fait pour placer les travailleuses et travailleurs au cœur de la relance qui s’avère si nécessaire.

Si la priorité doit être accordée aux travailleuses et travailleurs essentiels – et à tous les travailleurs et travailleuses –, nous pensons que leurs droits et protections de base doivent être préservés et renforcés. Cela comprend:

  • Un salaire digne. Si le travail est suffisamment essentiel pour risquer l’exposition à un virus mortel, il devrait au moins permettre de payer un salaire vital.
  • La sécurité sur le lieu de travail. Les travailleuses et travailleurs doivent avoir accès à des équipements de protection individuelle, pouvoir maintenir une distance sociale et bénéficier d’autres mesures de sécurité nécessaires.
  • Congés de maladie payés. La garantie d’un congé de maladie payé est essentielle pour protéger les travailleuses et travailleurs et ralentir la propagation du virus.
  • Négociation collective et représentation syndicale. Pendant la crise et au-delà, les travailleuses et travailleurs essentiels devraient bénéficier des normes et des protections obtenues par la négociation collective.
  • Statut spécial en cas de crise. Les travailleuses et travailleurs essentiels devraient avoir accès à des dispositions supplémentaires, notamment : des services de garde d’enfants en cas d’urgence, des indemnités de risque, une protection et une formation renforcées en matière de sécurité au travail, l’accès à des tests et des transports sécurisés.

À l’occasion de la Journée mondiale pour le travail décent, Unifor déclare que la vie des Noirs compte sur nos lieux de travail et dans notre syndicat. Dans notre travail quotidien, nous luttons pour la justice raciale en négociant des gains pour les travailleuses et travailleurs noirs et autochtones et les autres travailleuses et travailleurs de couleur, et en utilisant nos voix et notre force pour faire pression sur les employeurs et les gouvernements afin d’éliminer les obstacles auxquels sont confrontées les communautés racialisées dans tout le pays. Nous croyons fermement que la justice raciale est une justice économique, et que l’expérience des communautés racialisées doit guider nos luttes futures pour un travail décent et des salaires équitables.

Aujourd’hui, en cette Journée mondiale pour le travail décent, nous encourageons les membres d’Unifor et les sections locales d’Unifor à travers le Canada à soutenir les travailleuses et travailleurs essentiels:

Appuyez la campagne Un salaire équitable pour toujours afin d’aider à relever la barre pour les travailleuses et travailleurs du commerce de détail, et envoyez un message de solidarité aux travailleuses et travailleurs en grève chez Dominion à Terre-Neuve.

Réclamez que la prime de pandémie soit versée à tous les travailleurs et travailleuses du secteur des soins de santé